Article de Marie-Ange Rizk, élève de Terminale L au Grand Lycée franco-libanais
Dès notre arrivée au Salon du Livre, l’univers des livres nous a fascinés. Divisés en petits groupes nous avons fait un rapide tour du salon. Combattant notre envie de passer par tous les stands et d’y voir tous les livres, on s’est dirigés vers la salle Gibran, lieu du débat. Le débat s’est ouvert sur les questions des élèves venus de différents établissements. Un débat qui ressemblait plutôt à une balade entre les couleurs de l’Occident et de l’Orient, entre le monde sécurisé et la guerre civile qui déchire profondément Siham et son pays. Ce fut un débat très interactif qui nous a rapprochés de la condition d’écrivain qui est avant tout un lecteur passionné. La lecture permet l’imagination, c’est pour cette raison que Blandine le Callet laisse au lecteur le soin d’imaginer sa propre fin de l’histoire, car selon ses propres dires l’avis d’un auteur peut influencer son lecteur. De cette rencontre il en est ressorti plein de choses, la plus importante d’entre elles est sans doute cette tentative de définir l’écriture. Si Blandine le Callet préfère écrire dans la solitude de la nuit, Ramy Zein, lui, le fait à heures fixes, dans la solitude du petit matin. L’écriture serait donc celle qui blesse et qui guérit, celle qui sépare et qui lie.

