… cette belle animation…
Pour les amoureux des livres…
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Le Prix Littéraire est le blog invité de l’Agenda Culturel
Le blog du Prix Littéraire des Lycéens du Liban est le “Blog Invité de la Semaine” de l’Agenda Culturel pour la semaine du 7 novembre 2011.
Publié dans Édition 2012
Lancement du Prix littéraire 2012
Article de Marie-Ange Rizk, élève de Terminale L au Grand Lycée franco-libanais
Dès notre arrivée au Salon du Livre, l’univers des livres nous a fascinés. Divisés en petits groupes nous avons fait un rapide tour du salon. Combattant notre envie de passer par tous les stands et d’y voir tous les livres, on s’est dirigés vers la salle Gibran, lieu du débat. Le débat s’est ouvert sur les questions des élèves venus de différents établissements. Un débat qui ressemblait plutôt à une balade entre les couleurs de l’Occident et de l’Orient, entre le monde sécurisé et la guerre civile qui déchire profondément Siham et son pays. Ce fut un débat très interactif qui nous a rapprochés de la condition d’écrivain qui est avant tout un lecteur passionné. La lecture permet l’imagination, c’est pour cette raison que Blandine le Callet laisse au lecteur le soin d’imaginer sa propre fin de l’histoire, car selon ses propres dires l’avis d’un auteur peut influencer son lecteur. De cette rencontre il en est ressorti plein de choses, la plus importante d’entre elles est sans doute cette tentative de définir l’écriture. Si Blandine le Callet préfère écrire dans la solitude de la nuit, Ramy Zein, lui, le fait à heures fixes, dans la solitude du petit matin. L’écriture serait donc celle qui blesse et qui guérit, celle qui sépare et qui lie.
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Rencontre au Salon du livre avec Blandine Le Callet et Ramy Zein

Ramy Zein et Blandine Le Callet - Salon francophone du livre de Beyrouth - BIEL - novembre 2011
De nombreux sujets ont été abordés au cours de la rencontre qui s’est déroulée au Salon du livre le samedi 29 octobre : Blandine Le Callet et Ramy Zein ont répondu aux questions des élèves du Prix Littéraire venus nombreux (150 élèves) pour assister à cette table ronde qui a pris le tour d’un échange entre les écrivains et leurs lecteurs.
Pendant une heure trente, on a évoqué la lecture, l’écriture, l’inspiration, l’imagination, le travail. On a aussi parlé de Siham et de Lila, de fiction et de réalité, de guerre et de survie, de silence et de construction de soi. De la vie.
- Ramy Zein et Blandine Le Callet – Salon francophone du livre de Beyrouth – novembre 2011
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Le Prix Littéraire des Lycéens du Liban est sur facebook
Le blog du Prix Littéraire a été récemment remanié. Pour améliorer la communication entre les participants, nous avons créé un groupe facebook et nous vous invitons à y adhérer pour faire part de vos commentaires et de vos suggestions.
Autre nouveauté du blog : un menu s’affiche en haut de page et permet d’accéder aux pages des romans de la sélection 2012 ainsi qu’à celles des éditions précédentes.
Enfin, et suite à vos remarques, le formulaire d’inscription a été entièrement revisité.
Publié dans Édition 2012 | Tags:facebook, francophone, littérature
Le Prix Littéraire au 18ème Salon Francophone du Livre de Beyrouth
Blandine Le Callet, auteur de La Ballade de Lila K. et Ramy Zein, auteur de La Levée des couleurs, nous ont fait l’honneur d’accepter notre invitation : ils rencontreront les élèves du Prix Littéraire le samedi 29 octobre 2011 lors du Salon du livre qui se tient au BIEL. De 13h à 14h30, les élèves poseront des questions aux deux romanciers qui leur parleront de leurs oeuvres mais aussi de l’écriture et de la lecture. Cette rencontre, que nous espérons riche et intéressante, se déroulera dans la salle Gibran.
En attendant ce rendez-vous, nous vous souhaitons de bonnes lectures.
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Le Prix littéraire des lycéens 2012
L’équipe du Prix littéraire des lycéens du Liban souhaite à toutes et à tous une bonne rentrée !
Cette année un nouvel établissement se joint à nous : il s’agit du collège Notre-Dame de Nazareth. Nous souhaitons la bienvenue aux élèves qui participeront au Prix et à leurs professeurs.

Comme l’an dernier, les étudiants de l’Université Saint Joseph – CEULN (branche de Tripoli) liront les romans sélectionnés et prendront part à des débats avec les élèves du Lycée Lamartine.
Au programme de cette année aussi des débats, des rencontres inter établissements, des rencontres avec des écrivains pendant le Salon du livre et, bien sûr, des lectures que nous espérons passionnantes.
Et voici, sans plus tarder, la liste des romans sélectionnés pour le Prix littéraire 2012 :


Maryse Condé, En attendant la montée des eaux, JC Lattès.
Ramy Zein, La Levée des couleurs, Arléa.
Aki Shimazaki, Tonbo, Actes Sud.
Blandine Le Callet, La Ballade de Lila K., Stock.
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon, éd de Minuit.
Eric Faye, Nagasaki, Stock.
Bonne lecture à tous !
Publié dans Édition 2012 | Tags:Aki Shimazaki, beyrouth, Blandine Le Callet, Eric Faye, francophone, littérature, Maryse Condé, Ramy Zein, Yves Ravey
Edition 2011 : Le mot de Jorgi-Valentin Bugosen, président du jury

Jorgi-Valentin Bugosen, président du jury de l'édition 2011
Fier d’avoir enfin pu présider le jury du prix littéraire des lycéens libanais, je suis ravi d’avoir vécu cette formidable expérience, mêlant à la fois plaisir de lecture et plaisir d’expression. Cette édition était encore plus rayonnante que les précédentes. Les participants étaient très nombreux, d’excellents livres ont été sélectionnés et les débats furent palpitants et sulfureux. Des arguments s’envolaient de toute part dans la salle Montaigne sous les applaudissements du public très enthousiaste. Le vote fut des plus serrés, le tout s’est joué à une voix. Le plus beau souvenir que je garde en mémoire est l’annonce du résultat, le moment de délivrance pour le public. Le prix fut décerné au roman La Délicatesse de David Foenkinos, un roman qui me tenait particulièrement à cœur, c’est celui que mon établissement et moi-même défendions. Tout a donc fait mon bonheur dans ce débat. Je tiens d’ailleurs à remercier tous les participants ainsi que tous les organisateurs de cette édition 2011 qui ont fourni de véritables efforts.
Vive la lecture !
Publié dans Édition 2011 | Tags:beyrouth, débat, foenkinos, francophone, liban, littérature, vote
La Délicatesse de David Foenkinos, lauréat du Prix littéraire des lycéens du Liban 2011
Réunis le 4 mai 2011 au théâtre Montaigne du centre culturel français de Beyrouth, 170 élèves de la 3e à la terminale ont assisté au débat final du Prix littéraire des lycéens du Liban. Le jury, présidé cette année par Jorgi-Valentin Bugosen du lycée Lamartine de Tripoli a débattu pendant deux heures, chacun défendant fermement « son » roman.

La Délicatesse
Après un premier tour qui a distingué quatre des six romans en lice, les 27 votants ont élu au deuxième tour le roman de David Foenkinos La Délicatesse paru en 2009 qui a obtenu 9 voix. Yanvalou pour Charlie de Lyonel Trouillot en a obtenu 7, J’ai le cœur à Palmyre de Raphaël Toriel 6 et Des Hommes de Laurent Mauvignier 5.
A l’année prochaine pour la 7ème édition !

David Foenkinos
Nous attendons les photos du débat et le témoignage des participants.
Le jury 2011 du Prix littéraire était composé de :
Jorgi-Valentin Bugosen, Terminale (Lycée Lamartine de Tripoli)
Salam El Baba (Lycée Lamartine Tripoli)
Nadine Abdallah, 1ère L (Collège Elite Beyrouth)
Aya Cheaito, 1ère (International College)
Mohamad Chamas, 2nde (Lycée Verdun)
Waël Abdallah, 3ème (Lycée Verdun)
Yvonne Feghali, 1ère (Lycée Nahr Ibrahim)
Julien Azzi, 1ère (Lycée Nahr Ibrahim)
Rawan Sinno (1ère), Lycée Abdelkader
Marie-Ange Rizk, 1ère (Grand lycée franco-libanais de Beyrouth)
Cynthia Barrett, Terminale (Grand lycée franco-libanais de Beyrouth)
Isabelle Jambart, 2nde (Collège Louise Wegmann)
Reem Saleh, 1ère S (Collège protestant français)
Nour Chamseddine, 1ère S (Collège protestant français)
Publié dans Édition 2011 | Tags:beyrouth, David Foenkinos, La Délicatesse, littérature
Le miel de la francophonie
Ateliers d’écriture du Prix littéraire des lycéens du Liban à Byblos : les synergies créatrices ou le miel de la francophonie.
Remballez vos données statistiques, rangez vos études sociolinguistiques, faites taire ce glas ridicule qui annonce la mort d’un foyer entretenu et venez vous promener dans les petites rues de la ville libanaise de Jbeil, ce jour du samedi 02 avril où la jeunesse avait rendez-vous avec l’écriture et la magie de Byblos.

Cynthia Barrett, Marie-Jo Ghorra, Camille Cabbabé, Sasha Moujaes
Ce jour-là, sous la douceur d’un soleil printanier pour unique projecteur, et dans les espaces pittoresques de la vieille ville phénicienne comme théâtre d’une expérience choisie et vécue, langue et littérature se sont conjuguées au présent de la francophonie. Là, 60 jeunes venus de 7 établissements scolaires différents et qui n’avaient pour souci que le plaisir des mots et de l’écriture ont fait le plus beau pied de nez qui soit aux tristes discours ennuyants sur l’inefficacité de leur âge et l’inéluctable agonie du français au Liban.
Vaste chantier
Pour des francophiles nostalgiques et pleurnicheurs, la réalité francophone du Liban ressemble pour beaucoup à la chronique d’une mort annoncée. C’est qu’ils ne voient pas qu’à côté de ceux qui en parlent seulement, et malgré ceux qui la boudent sûrement, il y a ceux qui la font tout simplement … la francophonie. Pour ceux-là, c’est toujours bien de bouillonner d’idées, mais c’est encore mieux de faire des propositions, de s’ouvrir à des partenaires, de monter des projets et de veiller à leur exécution, de faire grandir ces projets et d’en assurer le suivi, car c’est seulement à ce prix-là qu’un souhait culturel devient une réalité, ce dont le Prix littéraire des lycéens du Liban est un exemple à la fois modeste et frappant.
Il faut dire que les acteurs étaient nombreux pour la réussite de cette journée du 02 avril à Byblos organisée par Mmes Marie-Jo Ghorra et Marie Thomas, toutes deux enseignantes de Lettres au Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth et responsables du Prix littéraire des lycéens du Liban. C’est d’abord la municipalité de Jbeil avec Mme Madeleine Eddé et Mme Najwa Bassil, chargée de la culture, qui ont rendu possible la visite guidée du site archéologique de la ville en début de journée afin de s’imprégner de l’atmosphère des ruines et de la beauté du site maritime. Elles ont également ouvert l’accès aux groupes d’écrivants au jardin public de la ville, à la maison Lambert et au Centre d’études et de recherche de l’UNESCO. Mme Madeleine Gebara, directrice du Centre de lecture et d’activités culturelles de la ville de Jbeil (CLAC), a fait de ses locaux un lieu chaleureux d’accueil, de rencontre et de travail. L’Association des animateurs d’ateliers d’écriture du Liban, « Kitabat », est intervenue à travers deux animatrices d’ateliers : Mlle Nisrine Ojeil, enseignante à l’USJ, et Mlle Salma Kojok, enseignante à l’IC. Le Département de Lettres françaises de l’USJ au Centre d’études universitaires du Liban nord (CEULN) a également participé à cette journée, dans la continuité des échanges que des étudiantes en Lettres ont eu avec les élèves du Lycée Lamartine de Tripoli autour des oeuvres sélectionnées pour le Prix de l’année 2010-2011. La Librairie Antoine, promotrice du Prix depuis ses débuts, et Les Editions de la Revue Phénicienne par l’intermédiaire de Patricia Elias chargée d’édition, très impliquées dans les différentes étapes de la journée, ont eu à coeur non seulement d’encourager la lecture chez les jeunes, mais également de promouvoir de nouveaux talents dans l’écriture. Enfin, « last but not the least », parmi les structures partenaires de ce projet abouti, la Mission laïque française, avec le GLFL qui a offert la prestation des animateurs d’ateliers d’écriture ainsi que le transport. Mais c’est surtout la présence de l’écrivain Raphaël Toriel, venu exprès de France pour cette journée, qui a contribué à donner tout son sens à l’événement organisé, puisque c’est son roman J’ai le coeur à Palmyre faisant partie de la sélection des ouvrages en lice pour l’année en cours qui en a inspiré l’idée. Les fées étaient nombreuses qui se sont penchées sur le berceau de ces ateliers d’écriture et les muses n’ont pas fait défaut puisque Byblos nous plongeait dans le berceau de l’écriture !
La magie de Byblos
Les animateurs des ateliers se sont d’ailleurs largement inspirés du site et du cadre pour lancer leurs propositions. Raphaël Toriel, également dramaturge, a proposé un atelier au départ de l’amphithéâtre romain avant de laisser le champ libre à la créativité des écrivants tenus par trois contraintes uniquement : l’écriture d’une scène de repas, la présence d’une corde dans la scène inventée et l’insertion d’une phrase de Sénèque : « La vie est une pièce de théâtre ; ce qui compte, ce n’est pas sa durée, c’est qu’elle soit bien jouée ! ». Mme Charlotte Gachon, agrégée de Lettres et diplômée de l’Ecole du Louvre, a elle aussi exploité les ruines, mais cette fois-ci représentées dans des tableaux de peinture, pour motiver l’écriture de textes de factures diverses. Quant à Mlle Nisrine Ojeil, elle a engagé les participants à son atelier à ouvrir le sarcophage d’Ahiram pour écrire sur la malédiction de l’archéologue. La Méditerrannée, horizon historique et géographique de Byblos, a été pour Mlle Samar Kojok l’élément essentiel de son atelier intitulé « Désir de bleu : les mots, l’amour, la mer». Et Mlle Mona Bassil , écrivain- poète, a animé un atelier d’écriture poétique laissant place à toutes les formes de créativité autour des thèmes du refuge et « l’amour de loin ».
C’était alors un bonheur, et un réel motif de fierté avant même d’en percevoir les résultats écrits, que de voir une soixantaine de jeunes libanais, avec parfois leurs accompagnateurs qui jouaient le jeu, s’investir immédiatement dans l’écriture de leur texte. C’est qu’ici nulle contrainte scolaire ne prévalait. Pas de jugement de valeur, pas d’évaluation académique. La prise de contact avec l’animateur se faisait soit par le biais d’une réflexion personnelle spontanée sur son rapport à l’écriture, soit par un échange d’idées, soit par la lecture de textes, ou encore par l’image. Puis, on était libre d’écrire comme on voulait. La vieille ville de Jbeil donnait à voir ce jour-là des jeunes qui écrivaient dans tous les coins, un peu sans doute comme Daniel Pennac l’avait rêvé pour son lecteur aux droits multiples. Les écrivants, sous l’impulsion des animateurs et en fonction de leur personnalité, découvraient et/ou usaient du droit d’écrire en solo, en binôme ou en groupe, en marchant, en se parlant, en discutant, en gardant le silence, en se penchant sur leur feuille, en s’adossant à une muraille, en rêvant, en se couchant sur l’herbe. Le spectacle de cette écriture à la fois collective et très personnelle permettait de voir s’installer des ambiances très différentes. La concentration pouvant confiner au recueillement, puis, un peu plus loin, un échange permettant l’avènement d’un texte commun, et ailleurs, l’éparpillement pour une solitude productive. Certains ont écrit dans le silence absolu des vieilles pierres, d’autres bercés par le gazouillis des oiseaux dans un jardin clos, d’autres encore accompagnés de loin par la rumeur de la ville de Jbeil.
Partage
Mais tous étaient là, avec une certaine ferveur, pour écouter la lecture de quelques textes à la fin de la journée dans le jardin du CLAC. Elèves du GLFL, du Lycée Nahr Ibrahim, du Collège Elite et du Collège Protestant Français, du lycée public et des Ecoles des Soeurs du Saint-Coeur à Jbeil faisaient désormais partie d’un même public retenu par une même curiosité amicale. On écoutait, par exemple, la lecture d’une scène de théâtre avec Sartre et Simone de Beauvoir dans leur salle de bain, une scène de repas d’une famille bourgeoise, ou encore deux équilibristes d’un cirque qui se font huer avec des jets de nourriture, une mère et sa fille autour de la préparation de feuilles de vigne ficelées, un texte à plusieurs voix intitulé « Si j’étais Méditerrannée », de beaux poèmes sur l’amour insatisfait ou le récit des regrets et remords de celui qui aurait ouvert le sarcophage d’Ahiram. Le temps était hélas trop court pour déguster le miel de toutes ces ruches de l’écriture qui s’étaient affairées librement durant la journée. Qu’à cela ne tienne ! Les organisatrices du Prix ont paré à toute éventualité : les écrivants sont invités à parfaire leur texte en correspondant par e-mail avec les animateurs des ateliers et une nouvelle réunion de partage autour des textes les plus aboutis est prévue au mois de juin dans les jardins de la Maison Corm qui abrite les bureaux des Editions de la Revue Phénicienne. Lorsque le train de l’écriture est en marche, on ne l’arrête pas. A Byblos, cela on le sait bien ! Plus encore, la publication d’un choix de textes écrits par les participants à cette journée est envisagée par les Editions de la Revue Phénicienne, signe que la lecture telle qu’impulsée par le Prix littéraire des lycéens du Liban est enfantement de nouveaux écrits et qu’une conscience qui reçoit au présent l’héritage d’un passé plus ou moins lointain a des chances de dessiner son avenir.
Lara Haddad Gélalian,
Enseignante de Lettres françaises à l’USJ,
Coordinatrice du Département de Lettres au CEULN.
- Cynthia Barrett, Marie-Jo Ghorra, Camille Cabbabé, Sasha Moujaes
Publié dans Édition 2011 | Tags:Atelier d'écriture, Byblos, francophone, liban, littérature, Raphaël Toriel





















































































